Voyage à Paris : jour 15

21 octobre 2014

Aujourd’hui, j’ai décidé de me faire plaisir. Par l’intermédiaire de la réceptionniste de mon hôtel, j’ai réservé un couvert pour le repas du midi à un restaurant de la gare de Lyon. Je vous en reparlerai.

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De manière à y être à temps, je visite ce matin une série de boutiques — appelée Viaduc des Arts — le long de la rue Daumesnil, située près de la gare. Cela me permettra d’interrompre cette visite, d’aller à ce restaurant, puis de poursuivre mon chemin.

Jusqu’en 1969, ce site était occupé par une ligne de chemin de fer. De nos jours, des boutiques aux vitrines en demi-lune s’alignent de manière continue sur plus de 1,3 km.

Leur toit est non seulement végétalisé : c’est une promenade, appelée Coulée Verte René-Dumont (du nom d’un agronome et pionnier écologiste décédé en 2001).

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Ces boutiques sont occupées principalement par des artisans spécialisés; luthiers, doreurs, créateurs de bijoux, restaurateurs d’oeuvres d’Art, fabricants de fenêtres, relieurs, créateurs de poignées de porte et d’accessoires en bronze, etc. Ci-dessus, l’atelier de la Maison Fey, spécialiste du cuir.

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Le restaurant en question à la gare de Lyon est le Train Bleu. Inauguré en 1901 par le président de la République de l’époque. C’est un des restaurants les plus extraordinaires de Paris.

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Propriété d’une société de transport ferroviaire et maritime, le Train Bleu était décoré de 41 toiles à la manière d’un prospectus d’une agence de voyages, montrant sous un jour flatteur les différentes villes desservies par le transporteur (ci-dessus, Avignon).

Après la 2e guerre mondiale, la France était complexée face à l’Amérique dont les troupes l’avaient délivrée de l’occupation allemande. L’Amérique, c’était les gratte-ciels, le jazz, les grosses voitures, et les appareils électroménagers qui rendaient la vie facile.

Le Train Bleu, avec son faste d’une autre époque, représentait ce passé méprisable dont la complaisance avait peut-être contribué à la défaite. Le restaurant fut transporté en comptoir moderne et épuré, à la manière du film Playtime de Jacques Tati.

Après quelques années, il fit faillite. Sans le véto du ministre André Malraux, le restaurant aurait été détruit.

Se rappelant le décor fastueux qui se cachait sous ses habits modernes, des investisseurs firent l’acquisition du restaurant. Celui-ci coûta une fortune à rénover.

Aujourd’hui, on peut en apprécier toute la splendeur d’origine.

En plus des plats à l’unité, le Train Bleu offre trois menus gastronomiques ont les prix varient de 46 à 105 euros (incluant le service).

J’ai pris le Menu des Arts à 62 euros : bisque de homard sur des légumes de saison, joue de boeuf braisée, pâtisserie du jour et une demi-bouteille de Côte de Bourg rouge.

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Après être revenu à mon point de départ en empruntant la Coulée Verte René-Dumont, j’emprunte la rue commerciale du Faubourg St-Antoine et prends le métro Ledru Rollin.

Je parcours ensuite les rues Est-Ouest de l’Île St-Louis. À l’origine, cette île portait le nom de l’Île aux Vaches parce qu’elle ne servait qu’au pâturage. Régulièrement inondée par les crues de la Seine, elle devient propice à l’habitation le jour où le roi offrit cette île gratuitement aux entrepreneurs à la condition qu’ils haussent substantiellement le niveau du sol en le remblayant de divers matériaux.

Gouttière de l’Hôtel de Lauzun

C’est alors que l’île se couvrit d’hôtels particuliers, dont l’hôtel de Lauzun — au 17 Quai d’Anjou — qui, en dépit de sa façade austère, est un des plus beaux de Paris. Malheureusement il n’est accessible que certains samedis, par un petit groupe de personnes, après inscription préalable.

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Sur la rue St-Louis en l’Île, je m’arrête dans l’église homonyme. Conçue par Louis Le Veau (le plus important architecte français du XVIIe siècle), elle fut achevée en 1726. c’est une élégante église baroque.

La rue St-Louis en l’Île est la voie de circulation centrale de l’île. On y trouve de nombreuses boutiques séduisantes.

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Après six semaines passées au total à Paris au cours de trois voyages, il m’arrive d’être surpris en passant devant un édifice. En me rendant au métro Sully Morland, je rencontre l’hôtel Fieubet sur la rue du Petit Musc qui, de nos jours, sert d’école.

Construit à la fin du XVIe siècle, rénové et décoré un siècle plus tard, puis transformé vers 1857 en pastiche rococo espagnol (plaqué sur un édifice baroque français), l’édifice est étonnant…

En me rendant à l’hôtel, je m’achète un sous-marin de 30cm chez Subway à 5 euros, histoire de rééquilibrer mon budget après mes extravagances du midi.

En soirée, j’assiste à la comédie Un Chapeau de paille d’Italie d’Eugène Labiche. La salle Richelieu de la Comédie française est une salle d’aspect assez quelconque (de couleur gris sale et or mat). Le fond des loges et le capitonnage des sièges sont rouges. Le ciel de la salle est décoré d’une fresque de Pierre Besnard.

Les sièges du parterre sont exceptionnellement confortables (mais pas les strapontins). De plus, on a apporté un soin particulier à la visibilité. Les sièges des loges sont orientés en direction de la scène. Aux balcons supérieurs, les sièges arrière sont beaucoup plus hauts que ceux de la première rangée.

La mise en scène du spectacle respecte parfaitement l’esprit de la pièce (admirablement bien écrite). On a ajouté des parties chantées mais celles-ci participent à l’extravagance et à la folie un peu burlesque du spectacle.

C’est étrange d’avoir à sept mètres devant soi, en 3D, des acteurs qu’au Québec, on ne voit qu’au cinéma. Tous les acteurs sont bons. Je me dois d’adresser une mention particulière aux comédiens Christian Hecq (extraordinaire) et à Pierre Niney (le personnage principal, au jeu très physique).

Puis c’est le retour à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
  3e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 17 mm
  5e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 16 mm
  6e  photo : 1/2000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
  7e  photo : 1/160 sec. — F/8,0 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/80 sec. — F/8,0 — ISO 500 — 40 mm
  9e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 4000 — 17 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2500 — 25 mm
11e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 19 mm


Voyage à Paris : jour 14

20 octobre 2014

Mon Dieu qu’il y a du monde à Paris.

Comparativement à mon voyage précédent, il y a une décennie, ce qui me frappe, c’est à quel point la ville est peuplée.

Sauf le dimanche, la terrasse des restaurants et des cafés est pleine de monde. Évidemment, cela peut être le reflet de sa popularité à titre de destination touristique.

Mais dans les parcs, quel touriste perdrait son temps à se prélasser au soleil à Paris quand il pourrait faire de même dans son pays d’origine ? À moins d’habiter un pays où il ne fait à peu près jamais soleil… de l’autre côté de la Manche, notamment.

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Au parc Monceau, la rotonde à l’entrée Nord, ce sont les toilettes (quel luxe !).

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Ce parc a été créé en 1778. On y trouve de nombreuses attractions dont un carrousel, quelques manèges, des statues, de fausses ruines, et quelques vieux arbres dont ce platane d’Orient, planté en 1814.

Cette espèce fut plantée abondamment le long des rues principales de la Concession française de Shanghai au point d’en être presque devenue emblématique.

Bureaux parisiens de SNC-Lavalin

Sur la rue de Monceau, je passe devant le siège social français de la firme d’ingénierie montréalaise SNC-Lavalin.

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À deux pas de là, le pavillon Nissim de Camondo du musée des Arts décoratifs permet de visiter (pour 9 euros) une demeure bourgeoise construite pour abriter une riche collection privée d’Art du XVIIIe siècle. Un soin particulier a été apporté à l’agencement des couleurs des tapis, du mobilier et des toiles de chaque pièce.

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Ses cuisines auraient inspiré les créateurs du film d’animation Ratatouille des studios Walt Disney.

Je visite ensuite le musée Cernuschi, situé au 7 de l’avenue Vélasquez (une rue qui donne accès par l’Est au parc Monceau). Comme tous les musées de la ville, il est gratuit (sauf pour ce qui est de son exposition temporaire Le Japon au fil des saisons, que je n’ai pas visitée).

Même si officiellement, le musée est consacré aux Arts de l’Asie, la partie accessible gratuitement montre des pièces archéologiques provenant de Chine, essentiellement des bronzes, du grès et des terres cuites. Peu de calligraphie, de peinture sur soie, de mobilier, et de jade. Donc, il s’agit d’un musée très spécialisé.

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Je visite ensuite la cathédrale orthodoxe St-Alexandre Nevsky. Il s’agit d’un édifice beaucoup plus haut que large, un peu sombre, mais de toute beauté. Tout l’intérieur est rehaussé à la feuille d’or. Après que j’y ai pris quelques photos, on m’a prévenu qu’il est interdit d’y photographier.

Je prends le repas du soir à La Maison, située sur le rue Marie Stuart. Minuscules brochettes d’agneau, légumes et verre de rouge pour 21,5 euros.

Je rentre ensuite à l’hôtel.

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1 transformé pour faire de la photographie infrarouge, objectif Lumix 14-42mm II (2e photo), appareil Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 17 mm
2e  photo : 1/3200 sec. — F/4,0 — ISO 400 — 17 mm
3e  photo : 1/320 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 40 mm
4e  photo : 1/640 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
5e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 12 mm
6e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
7e  photo : 1/1250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 27 mm
8e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 2000 — 12 mm


Voyage à Paris : jour 13

19 octobre 2014

Aujourd’hui, ensoleillé et chaud (maximum de 25 degrés Celsius). Je vais donc dans deux parcs en périphérie du Paris intra-muros. Ce Paris — qui correspond aux zones 1 et 2 de la passe de métro — comprend tous les quartiers touristiques de la ville.

Le premier parc que je visite est le parc des Buttes-Chaumont. Je prends le métro jusqu’à la station Botzaris, dont la sortie est située à l’entrée la plus élevée du parc.

Mais avant d’y pénétrer, je prends le repas du midi au restaurant L’Estampe : couscous végétarien et un verre de rouge pour 12,5 euros (une aubaine).

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Inauguré en 1867, ce parc est construit sur l’emplacement d’anciennes carrières de gypse, ce qui explique ses fortes dénivellations. Il culmine par un pic rocheux sur lequel on a érigé une minuscule rotonde.

Agrémenté d’une cascade impétueuse et de passerelles surélevées — dont les rampes sont en ciment en forme de branches — le site donne l’impression d’une promenade alpestre, unique à Paris.

Les Parisiens adorent leurs parcs. De nombreuses familles y piqueniquent sur ses pentes ensoleillées, alors que les amateurs de jogging en sueurs courent en montant ou en descendant ses sentiers escarpés. Au moment de ma visite, on y pratiquait même la boxe et l’escrime.

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Une des particularités de ce parc, c’est que chaque platebande fleurie est accompagnée d’un panneau qui précise le nom des plantes utilisées.

Butte de Chaumont

En me promenant dans le quartier, je me procure la pâtisserie chocolatée Butte Chaumont pour 5 euros à la pâtisserie traditionnelle Véronique Mauclerc (sur la rue de Crimée). Selon la pâtissière, ce serait une création exclusive.

Entrée de l’église Saint-Serge

Cachée au fond du 93 de la rue Meynadier, je passe devant l’église orthodoxe Saint-Serge, une église en brique dont tout l’intérieur de la nef est en bois peint. Ce lieu de culte était fermé au moment de ma visite.

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Ma deuxième destination de la journée est le parc Montsouris. Les dénivellations y sont celles habituellement rencontrées dans les parcs à l’anglaise. On y vient à tout âge. On y rencontre beaucoup de familles avec de jeunes enfants ou des bébés.

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Puis je me promène ensuite dans les paisibles impasses à l’ouest du parc.

Après le souper dans un restaurant chinois, je m’amuse en soirée à faire des photos de rue (ratées pour la plupart).

Puis je rentre me coucher et m’endors vers 22h.

Détails techniques : Appareil Panasonic GH1 transformé pour faire de la photographie infrarouge, objectif Lumix 14-42mm II (2e et 8e photos), appareil Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 7-14mm (la 7e photo) et M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/2500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 14 mm
  3e  photo : 1/1000 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 23 mm
  4e  photo : 1/250 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 28 mm
  5e  photo : 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 200 — 27 mm
  6e  photo : 1/80 sec. — F/4,5 — ISO 200 — 20 mm
  7e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 500 — 7 mm
  8e  photo : 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 17 mm
  9e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 14 mm
10e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm


Voyage à Paris : jour 12

18 octobre 2014

Au programme aujourd’hui : visite de l’Opéra Garnier, des Galeries Lafayette et d’Au Bon Marché.

De la rue de Rivoli, je monte la rue de Castiglione jusqu’à la place Vendôme (dont la colonne est en rénovation) et poursuis ma route sur la rue de la Paix (qui n’est que le prolongement de la rue Castiglione).

Ici nous sommes dans le quartier des bijoutiers de luxe et des horlogers haut de gamme.

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Construit de 1862 à 1875, l’Opéra Garnier est d’un luxe inouï. L’Opéra de Vienne — pourtant un très bel édifice Néo-Renaissance — parait sage en comparaison. Ni à Berlin ni à Prague, ne trouve-t-on une maison d’opéra qui s’approche de l’opulence de l’Opéra Garnier.

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Le ciel de la salle d’opéra a été peint par Marc Chagall.

Partie Est du Foyer
Partie Ouest du Foyer
Ciel de la Rotonde du Glacier

On doit comprendre qu’au moment de son achèvement, Paris est la capitale culturelle de l’Occident. Or, à l’époque, la maison de l’opéra est le symbole emblématique de la vie culturelle d’une ville.

Derrière l’opéra se trouvent deux grands magasins de Paris.

Les Galeries Lafayette occupent plusieurs édifices autour de la Place Diaghilev.

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C’est dans le pavillon pour femmes (au nord-est) que se trouve le fameux vitrail Art nouveau qui, à l’époque, était un exploit technologique. Si son ossature avait été en plomb (au lieu d’être en acier), ce vitrail se serait effondré sous son propre poids.

Changement de propos. Lorsque j’ai voyagé en Chine, dans une fabrique de bijoux en jade, tout le personnel parlait français.

En réalité, une bonne partie des ouvriers étaient bilingues. Puisque la visite du magasin se faisait sur rendez-vous seulement, lorsqu’on recevait un groupe de touristes francophones, tous les vendeurs étaient remplacés par du personnel parlant français. Si l’autobus suivant était rempli d’Italiens, les vendeurs francophones retournaient à la fabrication tandis qu’ils étaient remplacés au magasin par des vendeurs parlant italien. Et ainsi de suite. L’usine avait donc une multitude d’équipes de vente.

Retour aux Galeries Lafayette. Dans le pavillon pour hommes, du moins au rez-de-chaussée, près la moitié du personnel est asiatique, de manière à maximiser les ventes auprès des riches touristes chinois. Ceux-ci sont renommés pour dépenser sans compter. Plus la marchandise offerte est dispendieuse (les comptoirs de montres, par exemple) plus grande est la probabilité que les vendeurs français parlent également le mandarin.

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Immédiatement à l’Ouest se trouvent les pavillons du magasin Au Printemps, concurrent des Galeries Lafayette.

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Sur la rue de Caumartin (autour de laquelle se répartissent les magasins d’Au Printemps), se trouve également la petite église Saint-Louis d’Antin. Son intérieur néo-classique, en forme de berceau, se caractérise par ses peintures sur feuilles d’or qui tapissent tous les murs de la nef.

C’est une église un peu sombre à l’intérieur de laquelle j’ai peu pris de photos en raison du grand nombre de fidèles en train d’y prier.

Je rentre ensuite à l’hôtel précocement en raison de ma courte nuit précédente.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs Lumix 7-14mm (les 5e, 9e et 10e photos) et M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/1600 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 12 mm
  2e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
  3e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 12 mm
  5e  photo : 1/30 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 7 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 1600 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 5000 — 14 mm
  8e  photo : 1/60 sec. — F/5,6 — ISO 4000 — 14 mm
  9e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 2000 — 8 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/4,0 — ISO 200 — 7 mm
11e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
12e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 14 mm


Voyage à Paris : jour 11

17 octobre 2014

Après la publication de mon compte-rendu d’hier, je prends le repas du midi au Dénicheur : gaspacho (aussi bonne qu’hier), cuisse de poulet aux champignons de Paris, verre de vin rouge, et tiramisu aux framboises, pour 20,5 euros.

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Je prends le RER de 14h33 pour le Château de Versailles. Il arrivera à la gare Versailles-Château à 15h12.

Évidemment, cette fois-ci, j’achète l’aller-retour, sachant qu’autrement, tard le soir il me faudrait payer le billet de retour avec de la monnaie à la gare de Versailles (ce qu’on n’a pas toujours sur soi).

Au château, il ne me reste plus à voir que le Petit et le Grand Trianon. Cela tombe bien : aujourd’hui, c’est gratuit. Pour éviter d’y aller à pied, je prends le petit train qui fait le circuit château-Grand Trianon-Petit Trianon-Grand Canal pour 7,5 euros.

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Le Grand Trianon a été construit sous Louis XIV pour permettre à la famille royale d’échapper aux rigueurs du protocole. Il est formé de deux pavillons à un étage réunis par une colonnade. Son revêtement extérieur est principalement de marbre rose. Le mobilier qu’on y trouve de nos jours est confortable sans être d’un luxe ostentatoire.

Puis je me rends au Petit Trianon, aménagé par Louis XV au bénéfice de sa maîtresse, Madame de Pompadour. Mais au lieu de visiter d’abord ce palais (que j’ai vu il y a une décennie), je décide de visiter pour la première fois le Hameau de la Reine (qui était en restauration à l’époque). Ce hameau est une idée de l’épouse de Louis XVI, Marie-Antoinette.

Les jardins du Petit Trianon comprennent un jardin français, un jardin anglais, le Hameau de la Reine et une ferme.

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Au fond du jardin anglais se trouve le Temple de l’Amour, une rotonde créée en 1777-1778. Même si toutes les rotondes au monde se ressemblent, je ne peux m’empêcher de les admirer.

Les Romains étaient de bon guerriers et bons urbanistes. Mais en architecture, ils ont tout copié des Grecs, sauf la rotonde, qu’ils ont inventée.

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Puis je me rends au Hameau de la Reine, créé pour Marie-Antoinette. En dépit du fait que cet ensemble de bâtiments fait un peu décor de cinéma, c’est un endroit charmant, extrêmement photogénique.

Je ne sais pas si c’est authentique, mais on a végétalisé les toits de chaume avec ce qui ressemble à des lichens, ce qui donne une patine spéciale aux toits.

Adjacente au hameau, la ferme est peuplée de divers animaux : lapins, volailles, moutons, chèvres et poulains.

En voulant retourner au Petit Trianon, je me perds dans la campagne environnante. Après une heure de marche, j’arrive au Grand Trianon et prends un des derniers trains qui font la navette dans le domaine.

Je descends près du Grand Canal et prends le repas du soir à La Flottille. Travers de porc — appelés côtes levées au Québec — verre de rouge et café allongé pour 21,6 euros.

À 20h, j’ai un opéra — Les Contes d’Offmann d’Offenbach — à l’Opéra Royal.

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pense de l’acoustique et de la beauté de cette petite salle d’opéra. Permettez-moi de vous décrire sommairement son intérieur.

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Le parterre est en gradins, inclinés de l’orchestre jusqu’au premier niveau. Les trois niveaux sont des loges disposées tout autour de la salle. Au troisième niveau, les loges sont plus profondes et le bord des loges est décoré d’une colonnade.

En raison des colonnes, certaines places à l’arrière des loges sont à visibilité très réduite. Toutefois le prix du billet demeure le même que ceux des places au-devant de la loge et qui, elles, offrent une vue parfaite.

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Au dernier niveau, le plafond des loges, très élevé, est peint de douze fresques rococo représentant des angelots enjoués.

Pour ce qui est de l’œuvre à l’affiche, il fut interminable (si j’ose dire), se terminant vers 23h30.

Après 40 minutes d’attente dans un train vide à la gare Versailles-Château, un policier vient me prévenir qu’il n’y plus de train pour Paris à cette heure. Je me rends donc sous la pluie à la gare Versailles-Chantiers où, de justesse, je prends le dernier bus pour la Gare Montparnasse.

Le métro de Paris étant fermé, je prends le premier autobus que je vois. Il effectue un trajet qui se termine au Châtelet et à l’Hôtel de Ville (comme c’est le cas, je pense, de tous les autobus de nuit de Paris). Heureusement, il effectue un arrêt à deux coins de rue de mon hôtel.

J’arrive donc à ma chambre à 2h20. Ah, ce sacré Offenbach…

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos)
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 320 — 12 mm
  2e  photo : 1/800 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  3e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 26 mm
  4e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
  5e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 20 mm
  6e  photo : 1/500 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 13 mm
  7e  photo : 1/100 sec. — F/5,6 — ISO 200 — 40 mm
  8e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 12 mm
  9e  photo : 1/40 sec. — F/2,8 — ISO 6400 — 20 mm


Voyage à Paris : jour 10

16 octobre 2014

Aujourd’hui, pluie légère.

Après la publication, à l’hôtel, du compte-rendu de ma neuvième journée à Paris, je traverse la rue pour me faire couper les cheveux.

Après la douche, je prends le repas du midi au restaurant Le Dénicheur, à côté de l’hôtel. Gaspachio (délicieuse, portion abondante), croustillant aux épinards (bien) et verre de rouge pour 18,1 euros.

De la station de métro Alma-Marceau, je me rends à la Place du Trocadéro en empruntant l’avenue du Président-Wilson. Sur mon chemin, le Palais Galliera qui abrite le musée de la mode et du costume.

En face, le Palais de Tokyo. Cet édifice Art Deco se compose de deux pavillons réunis par une colonnade. Il abrite le musée d’Art moderne de la ville de Paris.

Puis à la Place du Trocadéro, je décide de visiter le Musée national des Arts asiatiques-Guimet. Prix du billet : 7,5 euros.

L’Asie, c’est grand. En réalité, ce musée couvre un territoire qui part de l’Inde et se termine au Japon.

Portait d’un moine de la secte Zen (Corée, XVIe siècle)
Bol impérial à décor d’orchidées sauvages (Chine, vers 1720)
Le dieu tutélaire Samvara et sa parèdre Vajravarāhī (Tibet occidental ? XVI-XVIIe siécle)

Je m’attendais à ce que les oeuvres chinoises éclipsent celles de tous les autres pays d’Extrême-Orient (la Chine étant beaucoup plus populeuse donc ayant plus d’artistes dans tous les domaines).

Au contraire, de petits pays (petits, démographiquement) comme la Corée, le Pakistan et le Tibet sont très bien représentés par des oeuvres remarquables.

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Je poursuis ma visite à l’aquarium de Paris, situé au sud-est de Palais de Chaillot. Il s’agit d’une attraction touristique mineure de Paris. Le prix d’entrée est élevé (20,5 euros). C’est bien, mais on trouve mieux dans certains ports maritimes comme Barcelone et Shanghai.

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On refait actuellement une partie de l’esplanade du Palais de Chaillot, en particulier l’endroit précis duquel le Parc du Champ de Mars et l’École militaire au loin, s’alignent parfaitement avec la tour Eiffel.

Plus à l’ouest, en traversant à moitié le Pont de Bir Hakeim, on accède à l’allée des cygnes. Il s’agit d’une promenade rectiligne au milieu d’un éperon insulaire aménagé au milieu de la Seine. C’est un endroit calme, apprécié des amoureux et des praticiens du jogging.

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Au bout de cet éperon, l’Association américaine de Paris a offert à la ville une réplique miniature de la statue de la Liberté, le regard évidemment tourné vers l’Amérique…

Je prends le repas du soir au Eiffel Café : boeuf bourguignon (viande un peu trop coriace à mon goût), verre de bourgogne rouge et mousse au chocolat. Le tout pour 20 euros.

Je passe la soirée à prendre des photos de nuit à partir de la tour Eiffel.

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Il y a dix ans, mes tentatives à ce sujet avaient été de cuisants échecs. Afin de compenser les longues vitesses d’exposition dont avait besoin mon appareil photo de l’époque, je déposais celui-ci sur tout ce qui m’apparaissait stable. Or la tour oscille continuellement au gré des vents. Elle est donc tout, sauf stable.

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Voici maintenant Notre-Dame de Paris. Ce n’est pas la photo du siècle. Mais cela donne une idée de ce qu’on peut faire avec un bon stabilisateur d’image; la cathédrale est à 4km de distance — l’appareil est ici doté d’un téléobjectif — la photo est prise à main levée et la vitesse d’obturation est d’un vingtième de seconde. La photo est simplement rééchantillonnnée.

Il est presque 22h. Je rentre à l’hôtel pour la nuit.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectifs M.Zuiko 40-150mm (la dernière photo) et M.Zuiko 12-40mm F/2,8 (les autres photos)
1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 19 mm
2e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 14 mm
3e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 40 mm
4e  photo : 1/100 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 40 mm
5e  photo : 1/320 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
6e  photo : 1/60 sec. — F/6,3 — ISO 1000 — 15 mm
7e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 22 mm
8e  photo : 1/20 sec. — F/5,6 — ISO 6400 — 150 mm


Voyage à Paris : jour 9

15 octobre 2014

Aujourd’hui, c’est ensoleillé. Mais je passe le matin à rédiger le compte-rendu de la veille en espérant que la météo ne change pas. Effectivement, il fera beau toute la journée.

Je vais sur la rue piétonnière Montorgueil prendre le repas du midi au restaurant Marie-Stuart : crème de champignons et endives puis, en mets principal, croustillant de canard et purée de pommes de terre accompagnés d’un verre de Brouilly rouge pour 19,5 euros.

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Vers 13h29, je prends le RER pour Versailles puisque je veux être sur place pour le spectacle auquel je dois assister en soirée.

Arrivé à la gare Versailles Château, je fais un quadrilatère en direction du château puis je tourne à droite pour visiter d’abord l’église Notre-Dame de Versailles, construite en 1686.

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Commandée par Louis XIV à Jules Hardouin-Mansart (l’architecte de La Chapelle Royale), il s’agit d’une église baroque sans prétention avec de beaux vitraux de couleurs vives. Au fond, la Chapelle du Sacré-Coeur est élégante et simple : c’est là que sont célébrés les baptêmes, entre autres.

Puis je prends le chemin du château. J’y arrive vers 15h30. Si jamais je n’avais pas le temps de tout visiter, ce n’est pas grave; j’ai un autre concert à l’Opéra Royal dans deux jours et je ferai le reste à ce moment-là.

Mais tout va bien. Non seulement je passe dans tous les appartements accessibles au public, mais j’ai le temps de visiter l’exposition temporaire consacrée à l’influence de la Chine sur la cour de Louis XV.

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Le Château de Versailles est perpétuellement en train d’être amélioré. Il y a une décennie, les travaux effectués à la Galerie des batailles n’étaient pas encore complétés. Ils le sont maintenant. Et si vous visitez le château dans quelques années, il sera encore plus beau.

Portail des Petites écuries du Roi

Pour terminer, je me rends à la cathédrale Saint-Louis de Versailles. Je passe devant les anciennes Petites écuries du Roi, occupées maintenant par l’École d’architecture de Versailles.

Quant à la cathédrale, elle fut construite de 1743 à 1754. J’espère qu’elle est encore ouverte. Il est 17h15. Heureusement, c’est le cas.

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C’est une belle église de style Louis-XV, aux clochers en bulbes d’oignons, typiques des églises catholiques d’Europe centrale. Il s’agit d’un clin d’œil à l’épouse de Louis XV, née princesse polonaise.

Je me rends à quelques pas au restaurant Saint Claire. Pavé de saumon, verre de Chardonnay blanc et expresso pour 21,4 euros.

Puis je retourne au château, plus précisément à l’Opéra Royal pour une version concert — c’est-à-dire sans décor et sans mise en scène — de l’opéra Le Temple de la Gloire de Rameau.

Scène de l’Opéra Royal
Plafond de l’Opéra Royal

L’Opéra Royal est entièrement fait de bois doré et peint. L’acoustique y est excellente.

Parce qu’ils ne sont pas faits de matériaux nobles, ses éléments décoratifs n’ont pas été prélevés pour être vendus aux enchères à la Révolution. Le lieu est donc intact, tel qu’on pouvait le voir sous Louis XV.

C’est une des plus belles salles d’opéra au monde.

Encore une fois, chœur et orchestre sont impeccables. Les solistes féminines chantent les voyelles mais ne prononcent pas les consonnes. Ce qu’elles chantent est donc totalement incompréhensible. C’est un peu le cas de la basse. Le ténor Mathias Vidal, avec sa voix puissante, son sens dramatique et sa diction impeccable, domine cette distribution inégale.

À la gare de Versailles, il n’y plus de vendeur de titres de transport. Or la seule distributrice automatique n’accepte que la monnaie. J’ai des billets de banque, une carte de crédit mais pas de monnaie. Je passe donc les portes automatiques en talonnant une dame âgée qui ne s’est rendu compte de rien.

Le train quitte la gare à 23h27. Il arrivera à Paris environ 35 minutes plus tard.

Détails techniques : Olympus OM-D e-m5, objectif M.Zuiko 12-40mm F/2,8
  1re photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1000 — 12 mm
  2e  photo : 1/80 sec. — F/5,6 — ISO 320 — 35 mm
  3e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 22 mm
  4e  photo : 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 2500 — 12 mm
  5e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 800 — 12 mm
  6e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
  7e  photo : 1/60 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 12 mm
  8e  photo : 1/125 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 21 mm
  9e  photo : 1/1600 sec. — F/2,8 — ISO 200 — 31 mm
10e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 21 mm
11e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 1250 — 12 mm
12e  photo : 1/80 sec. — F/2,8 — ISO 500 — 17 mm


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