Le prix de la pollution pour les Chinois

15 février 2012
Parc du Stade olympiquePollution au Parc olympique de Beijing, le 7 octobre 2009 à 11h04

Exprimé en dollars constants de 1997, l’impact économique sur la santé des Chinois causé par la pollution au sol — c’est-à-dire la pollution respirée par la population chinoise — est passé en trois décennies de 22 milliards$ (en 1975) à 112 milliards$ (en 2005). Voilà les résultats d’une étude du Massachusetts Institute of Technology publiée dans l’édition de février de la revue Global Environmental Change.

Contrairement à la pollution en haute atmosphère, la pollution au sol y est principalement causée par l’ozone et les particules microscopiques en suspension dans l’air. Ces dernières échappent aux mécanismes de défense du corps et ont la propriété de se rendre profondément dans les poumons.

Dans les années 1980, la concentration des particules était de dix à seize fois plus élevée en Chine que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé. En 2005, cette concentration avait été ramenée à cinq fois celle recommandée. Malgré tout, en 2007, on estimait que cette pollution avait été responsable du décès de 656,000 Chinois, pour cette année-là seulement.

L’urbanisation de la population chinoise durant cette période a augmenté l’exposition à l’ozone. En effet, on trouve ce gaz en grandes quantités dans les basses couches de l’atmosphère, surtout autour des centres urbains : il y est principalement produit par la réaction des hydrocarbures imbrûlés et des oxydes d’azote des gaz d’échappement des véhicules avec l’oxygène de l’air sous l’influence de la lumière solaire.

Références :
China
China’s pollution puts a dent in its economy
Health damages from air pollution in China
MIT: China’s pollution costs $112B in annual health care
Ozone

Sur le même sujet :
Impressions de Chine (3e partie) : La pollution

Détails techniques de la photo : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/250 sec. — F/5,6 — ISO 100 — 16 mm


Faits divers No 8

10 février 2012

Les trois pays qui comptent le plus d’internautes sont la Chine (485 millions), les États-Unis (245 millions) et l’Inde (112 millions).

Référence : Indian computer tablet could herald an internet revolution


 
Les mesures prises pour diminuer le plomb dans l’essence, la peinture et la tuyauterie ont entrainé une diminution de plomb dans le sang des Montréalais; alors que le niveau préoccupant est estimé à 0,1 µg/ml, cette concentration est passée de 0,2 µg/ml au début des années 1970 à environ 0,03 µg/ml aujourd’hui.

Référence : Incompréhension autour du plomb dans l’eau


 

Chaque hiver, les unités de déneigement ramassent treize millions de mètres cubes de neige à Montréal. Si on faisait une boule de toute cette neige, celle-ci aurait un diamètre de 288 m, soit 1,5 fois la hauteur de l’édifice principal de la Place Ville-Marie.

Référence : Montréal, douée pour l’hiver


 

Quinze à vingt pour cent des nouveaux cas d’infection par le SIDA au Canada sont des immigrants. Les requérants étrangers atteints du SIDA sont apparemment privilégiés puisque l’immense majorité d’entre eux — environ 90% — voient leurs demandes d’immigration acceptées par les autorités canadiennes alors que ce pourcentage est beaucoup plus faible dans le cas de ceux qui ne sont pas atteints de cette maladie.

Référence : VIH chez les nouveaux arrivants: «Un risque pour la santé publique»


 

En 2011, les ventes aux enchères d’œuvres d’Art (peintures, installations, sculptures, dessins, estampes, photographies) ont atteint la somme record de 11,54 milliards$.

Les acheteurs chinois occupent la première place avec 41,4% du marché (pour la deuxième année consécutive), suivis, loin derrière, par les acheteurs américains (23,6%), anglais (19,36 %), français (4,50%) et allemands (1,85%).

Référence : Les ventes aux enchères flambent, dopées par les achats de Chine


 

À cause d’un déficit démographique (résultant de l’infanticide des bébés de sexe féminin), les Chinoises prennent aujourd’hui leur revanche en se laissant désirer. 93% d’entre elles sont toujours célibataires à 24 ans. En fait, l’âge moyen du mariage se situe entre 28 et 30 ans. Cela a des conséquences importantes sur le taux de fertilité en Chine car si le concubinage est fréquent, le mariage est un passage obligé pour enfanter.

Le divorce augmente dans les grandes villes depuis octobre 2003; c’est depuis cette date qu’il n’est plus nécessaire d’avoir l’accord de son employeur, ni du Parti communiste, pour divorcer. Dans la capitale chinoise, 39% des couples finissent par se séparer, à la demande de l’épouse dans 70% des cas.

Référence : Arnault C, Ces Chinoises qui refusent le mariage, La revue, 2011, 17: 54-7.


 

Entre 2006 et 2011, la croissance démographique du Québec (4,7%) a été inférieure à la moyenne canadienne (5,9%). Toutefois, au cours de cette période, notre province a connu la deuxième plus importante croissante démographique du G8 (derrière le Canada, au premier rang). En effet, le Québec a devancé les États-Unis (4,4%), le Royaume-Uni (3,5%), Italie (3,2%), la France (2,8%),le Japon (0%), la Russie (0,1%) et l’Allemagne (-0,8%).

Référence : Ricard F, Il y a différentes façons de lire un rapport (en réponse à “Démographie – Contrer le déclin”)


Le recyclage à la chinoise

13 novembre 2011
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Les médias occidentaux nous parlent souvent, à juste titre, de la pollution chinoise mais rarement du recyclage qu’on y pratique.

Il ne s’agit pas du recyclage à l’occidentale avec ces bacs verts le long des trottoirs, une ou deux fois par semaine, mais du recyclage à la chinoise.

Lorsque des quartiers entiers sont détruits pour faire place à des immeubles modernes, comme c’est le cas à Shanghai, on trie tout ce qui peut être réutilisé. On accumulera ici les poutres ou les planches de bois, là les portes et les fenêtres, ailleurs les escaliers en tire-bouchon (qui relient les étages), etc.

Détails techniques :
1re photo : Panasonic GH1, objectif 14-45mm — 1/400 sec. — F/9,0 — ISO 100 — 18 mm
2e photo  : Panasonic GH1, objectif 14-45mm — 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 19 mm
3e photo  : Panasonic GH1, objectif 14-45mm — 1/500 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 14 mm
4e photo  : Panasonic GH1, objectif 14-45mm — 1/60 sec. — F/4,5 — ISO 100 — 20 mm

Note : Cliquez ceci pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.


Le vin de Bordeaux, made in China

24 octobre 2011

Alors que les ventes de vin français sont en recul à travers le monde, elles augmentent en Chine. Les ventes de bordeaux — particulièrement recherchés — y doublent à chaque année depuis cinq ans : à eux seuls, les vins de cette région représentent la moitié des vins français consommés dans ce pays.

Et comme les Chinois sont néophytes en la matière, ils sont influençables. Une campagne de publicité en faveur des vins de la vallée du Rhône a fait en sorte qu’entre janvier et septembre 2010, la Chine a soudainement importé un million de bouteilles de vins de cette région.

Quant aux grands crus, ils sont l’objet d’une frénésie spéculative ahurissante. En octobre 2010, lors d’un encan à Hong Kong, trois bouteilles de Château Lafite 1869 ont été acquises pour une somme totale dépassant le demi-million d’euros, soit 28 fois leur valeur estimée.

Mais la Chine est le royaume de la contrefaçon. Après les vêtements, les accessoires de mode, les iPhones, et bien d’autres choses, les faussaires chinois s’intéressent depuis peu au vin, plus précisément aux grands crus français. Leur marché : les nouveaux millionnaires chinois.

Ces derniers collectionnent les montres suisses (les vraies), les voitures allemandes, les pierres précieuses, les tableaux de maîtres et veulent goûter à tous les plaisirs que s’offrent déjà leurs collègues occidentaux, dont celui du vin. Et comme cet intérêt est nouveau pour eux aussi, ils représentent une clientèle facile à tromper.

On estime qu’il y a un plus grand nombre de bouteilles de Château Lafite 1982 dans les caves des collectionneurs chinois qu’il s’en est produit cette année-là en France. Y aurait-il en Chine, un nouveau Jésus de Nazareth capable de multiplier miraculeuse le pain et le vin ? Il semble que oui.

Mais les sceptiques sont nombreux. Ils sont déjà à l’œuvre au Centre d’études nucléaires de Bordeaux-Gradignan, en France. Ses chercheurs ont mis au point une mesure du Césium-137 qui permet de dater le vin.

Entre 1950 et 1963, les expériences nucléaires à ciel ouvert (et la tragédie de Tchernobyl, en 1986) ont saupoudré des retombées radioactives (dont le Césium-137) de manière variable sur toute la planète. Pour chacune des régions du Monde, correspond une dose pour une année précise.

Les crus d’avant 1950 ne contiennent pas de cet isotope radioactif. Alors comment distinguer une bouteille de 1920, d’une autre de 1949 ? Par l’aspect et le goût, évidemment, mais aussi par le verre de la bouteille.

En effet, le processus de fabrication du verre a évolué avec le temps, et de manière variable selon les régions. On mesure donc les rayons X émis par la bouteille lorsque bombardée d’ions par un accélérateur de particules : cela permet de déterminer si ce rayonnement correspond à celui attendu d’une bouteille de son âge.

Malheureusement, un marché des bouteilles vides s’est développé en Chine : certains restaurants de Pékin sont prêts à payer jusqu’à 350 euros pour une bouteille vide d’un grand cru français.

Aussi les producteurs eux-mêmes s’arment-ils contre les faussaires. Ils se voient proposer des dispositifs sophistiqués, encore peu utilisés pour l’instant, qui permettent d’authentifier le vin de manière très précise. L’ultime espoir des producteurs, c’est que le système qu’ils adopteront ne porte pas l’étiquette « Made in… ».

Références :
Lebœuf M, À la conquête des palais chinois, La Revue, 2011, 10; 92-3.
Contrefacons et vols de vins en Chine
Cabibbo H, In vino veritas, La Revue, 2011, 16; 115-6.


Note : Le billet ci-dessus est le 500e texte publié sur ce blogue.


Le commerce entre la Chine et le Québec

5 septembre 2011

De 1990 à 2010, la valeur de l’ensembles des biens et services produits par la Chine a augmenté de 1,647% (passant de 357 à 5,878 milliards$) alors qu’au cours de la même période, le produit intérieur brut (PIB) québécois doublait, passant de 153 à 318 milliards$. De nos jours, le PIB par habitant est de 4,260 $ en Chine et d’environ huit fois plus au Québec.

Exportations québécoises en Chine

En 2008, les Etats-Unis achetaient 19,2% de toute la production québécoise, soit un peu plus que les achats des autres provinces canadiennes (16,6%). Ces deux principaux clients du Québec représentent respectivement 43,6% et 39,6% de nos exportations.

Loin derrière, nos autres clients sont la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, l’Italie, l’Allemagne, la France, et la Chine.

L’édition du 27 août dernier de La Presse présente la Chine comme le troisième client du Québec. Cela est extrêmement douteux puisque selon ce même quotidien, la Chine n’achète que 1,7 milliards$ de biens et services québécois, ce qui équivaut à un modeste 0,53% de notre PIB et 1,3% de nos exportations.

Importations de Chine

En 2010, le Québec a importé pour 7,3 milliards$ en provenance de Chine. C’est quatre fois plus que ce que nous y exportons.

Les importations québécoises proviennent principalement des autres provinces canadiennes (37,1% de nos importations) et des Etats-Unis (31,1%). En troisième place vient donc la Chine, avec 4,4% de nos importations.

Déficit commercial

À l’heure actuelle, le Québec enregistre un déficit commercial, non seulement avec la Chine, mais envers de nombreux autres pays.

Historiquement, le Québec a toujours dégagé d’importants surplus dans ses échanges internationaux. Pour la première fois de son histoire, en 2004, le Québec s’est retrouvé avec un déficit commercial de 600 millions. Puis, avec un déficit de 6 milliards$ en 2005, 17 milliards$ en 2008, 12 milliards$ en 2009 et 16,4 milliards$ en 2010 (soit 5% du PIB).

Il s’agit d’un déficit commercial préoccupant dans la mesure où il est proportionnellement plus important que celui, colossal, des États-Unis. En effet, la population québécoise est de 2,6% de celle des États-Unis et notre PIB est de 2,1% du PIB américain : pourtant notre déficit commercial annuel est devenu 3,3% de celui des États-Unis.

Références :
Économie du Québec
Patience et longueur de temps: le parcours de la Sun Life en Chine
Produit intérieur brut selon les revenus¹, données désaisonnalisées au taux annuel, Québec, 2009-2011
Produit intérieur brut (PIB), Canada, provinces et territoires, 1990, 1995, et 1999 à 2008
Rapport Étude Export Chine
Relations économiques et commerciales Chine-Québec
Vers un choc économique


Les 16 diaporamas de Chine

20 juillet 2011
Porte de la Cité interdite, sur la Place Tian’an men, à Beijing

À quoi ressemble la Chine aujourd’hui ? Comment vivent les Chinois ? Comment s’habillent-ils ? Que mange-t-on dans ce pays ?

Les vidéos de mon premier voyage en Chine, en novembre 2009, permettent de répondre à ces questions. Il s’agit de photos prises à l’occasion d’un voyage organisé dans la moitié orientale de la Chine, essentiellement dans les villes et sites touristiques.

Puisque les deux principales agences de voyages montréalaises proposant des voyages en Asie, offrent essentiellement le même circuit en Chine, ces vidéos donnent à ceux qui songent à y prendre part, une idée de ce qui les attend.

Les diaporamas disponibles sur ce blogue représentent plus de mille photos en haute définition et des centaines de séquences vidéo, pour un total d’une heure et demie de visionnement.

Diaporamas Durée Photos Vidéos
Chine01 – De Montréal à Beijing 2:25 26 18
Chine02 – Beijing (jour 1) 9:06 121 27
Chine03 – Beijing (jour 2) 6:58 50 11
Chine04 – Beijing (jour 3) 9:37 87 14
Chine05 – Xi’an (jour 1) 5:57 36 15
Chine06 – Xi’an (jour 2) 6:13 99 10
Chine07 – De Xi’an à Yichang 3:30 40 5
Chine08 à 10 – Croisière sur le Yangzi 7:29 131 13
Chine11 – Chongqing 6:59 117 14
Chine12 – De Chongqing à Suzhou 1:28 34 3
Chine13 – Suzhou et Luzhi sous la pluie 4:29 39 7
Chine14 – Shanghai (discontinué)      
Chine15 – De Shanghai à Yangshuo 3:24 62 8
Chine16 – La rivière Li 9:46 162 18
Chine17 – Guilin 4:34 74 8
Chine18 – Guangzhou (Canton) 5:35 86 14
Chine19 à 21 – Hong Kong 9:04 121 47
Total 1h34:34 1,285 232

Vue du parc du Centenaire, à Shanghai

19 juillet 2011
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La revue électronique DPReview organisait récemment un concours de photographie dont le défi consistait, pour le concurrent, à montrer sa vision particulière de la Chine (« Show off your unique view of China »).

Il y a sur l’internet des millions de photos de la Chine. Mais très peu d’entre elles sont des photos infrarouges.

J’ai donc soumis cette photo prise dans le parc du Centenaire, à Shanghai. C’était vers midi, une journée de canicule en septembre 2010. Le vent transportait les bruits aigus du frottement des herbes et du cri des grillons.

En infrarouge, l’eau est noire, tout comme un ciel sans nuage. Puisque les rayons infrarouges représentent près de la moitié de l’énergie émise par le soleil, la végétation est bombardée de ces rayons qu’elle fait rebondir dans toutes les directions.

Normalement bloqués, ces rayons atteignent le capteur des appareils infrarouges. L’intense luminosité du feuillage le fait paraître pâle, comme recouvert de givre.

Bref, la photo ci-dessus s’est mérité une 5e place (sur 54 entrées) à ce concours, intitulé « China ».

Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm


La poigne

18 juillet 2011
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Entre autres choses, la revue électronique DPReview organise des concours de photographies. Un d’entre eux s’appelait « Typically CHINESE ».

Avec un thème comme celui-là, je n’ai pas pu résister à la tentation de soumettre la photo ci-dessus, ma préférée parmi les 1 285 photos publiées relativement à mon premier voyage en Chine. Sur 98 photos soumises, la mienne s’est méritée une 7e place.

Prise dans la campagne entourant la ville chinoise de Guilin, la photo représente une vieille dame bossue qui mène son buffle. J’aime la force de caractère qui se dégage de cette petite femme fière.

Remarque : Pendant quelques temps, j’ai eu cette photo comme fond d’écran. Pour obtenir une version en haute-définition (1920 x 1080 pixels), il suffit de cliquer sur ceci. Toutefois, afin de voir le diaporama duquel cette photo est extraite, c’est plutôt sur cela qu’il faudra cliquer.

Détails techniques : 
Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/160 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 19 mm


Les États-Unis : No 1 pour l’éternité…

17 juillet 2011


 
Le Pew Research Center (PRC) est un organisme américain sans but lucratif créé en 1948 par le fondateur de la Sun Oil Company, Joseph-N. Pew, et son épouse Mary Anderson-Pew.

Entre le 18 mars et le 15 mai dernier, le PRC a effectué un sondage dans vingt-deux pays relativement la possibilité qu’éventuellement la Chine remplace les États-Unis comme première puissance mondiale. Dans les résultats, ce qui m’a intéressé ce sont ceux qui croient que jamais les États-Unis ne seront surpassés par la Chine.

Ceux-ci sont nombreux un peu partout, mais moins au Mexique, en Europe occidentale et dans le sous-continent indo-pakistanais.

Les Libanais, les Indonésiens et les Japonais sont même plus convaincus de la pérennité de la suprématie américaine que les Américains eux-mêmes.
 

La Chine remplacera-t-elle les ÉU comme première puissance mondiale ?

Pays Chine déjà No 1 Oui, un jour Non, jamais
       
États-Unis 13 % 37 % 49 %
Mexique 23 % 40 % 37 %
Brésil 12 % 32 % 56 %
       
Allemagne 12 % 53 % 36 %
Espagne 14 % 54 % 31 %
France 23 % 49 % 28 %
Royaume-Uni 12 % 59 % 29 %
Lithuanie 14 % 36 % 50 %
Pologne 27 % 33 % 40 %
Russie 20 % 40 % 40 %
Ukraine 19 % 32 % 49 %
       
Kenya 8 % 43 % 49 %
       
Israël 16 % 35 % 48 %
Jordanie 18 % 33 % 49 %
Liban 16 % 26 % 58 %
Palestine 18 % 40 % 41 %
Turquie 19 % 27 % 53 %
       
Chine 9 % 71 % 21 %
Inde 26 % 39 % 35 %
Indonésie 10 % 32 % 58 %
Japon 12 % 26 % 62 %
Pakistan 15 % 70 % 15 %


 
Quant à savoir si l’émergence de la Chine est perçue positivement ou non, il semble que la réaction des répondants soit différente selon qu’on envisage cette question d’un point de vue économique ou militaire.

L’émergence économique de la Chine est un phénomène qui nous est déjà familier. Ceux qui perçoivent la Chine comme une puissance économique rivale (l’Amérique du Nord, l’Europe, la Turquie et l’Inde) sont à peu près les seuls à craindre la poursuite de l’ascension économique de la Chine. Partout ailleurs, cette montée est perçue comme une occasion d’affaires.

Si la suprématie militaire des États-Unis nous est familière — on peut aimer ou non mais on sait ce que ça donne — la suprématie militaire chinoise est du domaine de l’inconnu et suscite l’inquiétude partout sauf dans les pays où on est convaincu qu’un nouvel ordre mondial ne pourrait pas être pire que l’actuel.


Perception négative face à l’émergence de la Chine en tant que puissance…

  …militaire …économique
     
États-Unis 88 % 59 %
Mexique 68 % 52 %
Brésil 64 % 36 %
     
Allemagne 87 % 52 %
Espagne 86 % 43 %
France 83 % 59 %
Royaume-Uni 85 % 38 %
Lithuanie 85 % 36 %
Pologne 84 % 59 %
Russie 86 % 53 %
Ukraine 83 % 47 %
     
Kenya 32 % 12 %
     
Israël 78 % 36 %
Jordanie 65 % 38 %
Liban 70 % 34 %
Palestine 32 % 27 %
Turquie 88 % 83 %
     
Inde 69 % 58 %
Indonésie 45 % 28 %
Japon 92 % 38 %
Pakistan 6 % 6 %


 
Pour terminer, voyons le cas de deux voisins de la Chine, le Japon et l’Inde. Ces pays ont des réactions très différentes.

Les compagnies japonaises font faire beaucoup de sous-traitance en Chine : ce dernier pays est donc perçu comme un partenaire économique important.

Par opposition, l’Inde aspire (comme la Chine) à devenir la première puissance économique mondiale. Cette rivalité a pour conséquence que l’Inde fait partie des pays les moins favorables à la montée de la puissance économique de la Chine.

Des conflits frontaliers en mer de Chine ont opposé récemment la Chine et le Japon.

L’Inde n’a pas ce problème depuis des années. Ce pays craint bien davantage le Pakistan dont la population est dévorée par une haine viscérale à l’égard de l’Inde et dont les services de renseignements sont infiltrés au plus haut niveau par des officiers favorables au terrorisme anti-occidental et anti-indien.

Conséquemment, le Japon craint la montée de la puissance militaire chinoise tandis que l’Inde partage cette inquiétude, mais moins que la moyenne des pays.


Post-scriptum : Les chiffres indiqués ci-dessus diffèrent légèrement de ceux publiés par le PRC parce que j’ai réparti les indécis parmi ceux qui s’étaient prononcés.

Référence :
U.S. Status as World’s Superpower Challenged by Rise of China


Les paysages karstiques de la rivière Li

15 juillet 2011
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Une personne qui aurait vécu toute sa vie à la rivière Li pourrait très bien ne pas soupçonner l’origine du qualificatif horizontal. Parce qu’à la rivière Li, partout où on regarde, l’horizon n’est jamais plat et encore moins horizontal.

En effet, cette rivière peu profonde — qui coule paresseusement sur une distance de 83 km entre les villes chinoises de Guilin et de Yanshuo — est entourée par des montagnes ou des pics calcaires (appelés karsts), très sujets à l’érosion.

On trouve notamment des paysages karstiques en Slovénie et au Viet-Nam. En Chine, ces pics sortent de terre ; vieux de 300 millions d’années, leurs dépôts ont donné naissance à un plateau d’une grande fertilité.

Détails techniques :
1re photo : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/250 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 14 mm
2e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/125 sec. — F/6,3 — ISO 100 — 29 mm
3e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/250 sec. — F/7,1 — ISO 100 — 28 mm
4e photo  : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/125 sec. — F/5,0 — ISO 100 — 21 mm

Note : Cliquez ceci pour voir le diaporama duquel ces photos sont extraites.


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