Le Jardin botanique de Vienne, en infrarouge

15 mars 2012
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Situé immédiatement à l’Est du Belvédère, le Jardin botanique de l’Université de Vienne est un parc à l’anglaise de huit acres.

À sa création, en 1754, il s’agissait du jardin de plantes médicinales de l’impératrice Marie-Thérèse. Agrandi au XIXe siècle, c’est aujourd’hui un lieu de recherche en botanique disposant de plus de neuf milles espèces végétales.

Ouvert au public (sauf ses serres), il est fréquenté par les Viennois eux-mêmes, mais plutôt délaissé par les touristes. C’est un oasis de verdure plaisant dans lequel les plantes sont toutes clairement identifiées.

Sa superficie est divisée en différents jardins caractérisés par la végétation qui y pousse.

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Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié
Photo du haut : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
De la 1re à la 8e photo du bas : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm
9e photo   : 1/100 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 11,2 mm
10e photo : 1/200 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 10,2 mm
11e photo : 1/100 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 9,1 mm
12e photo : 1/125 sec. — F/4,0 — ISO 50 — 20,7 mm


Givre instantané

13 mars 2011

Un des avantages des appareils photos µ4/3, c’est leur légèreté (par comparaison avec les appareils reflex). Lors de mes dernières vacances, je me suis donc permis le luxe de traîner deux appareils compacts : un infrarouge et un µ4/3.

Voici successivement le même paysage, tel que photographié avec l’un et l’autre de ces deux appareils :

Détails techniques :
Photo infrarouge : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 25,1 mm
Photo normale : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/400 sec. — F/9,0 — ISO 100 — 19 mm


Semi-transparence du lotus en infrarouge

12 mars 2011
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La première des deux photos ci-dessus a été prise à l’aide d’un appareil photo infrarouge. Ce qui y est remarquable, c’est ce feuillage semi-transparent.

En comparaison, la deuxième est une photo « normale » des mêmes plantes. On peut voir que les feuilles de lotus sont rigides et complètement opaques.

Alors pourquoi sont-elles semi-transparentes sur la photo infrarouge ?

Ces photos ont été prises par une chaude journée ensoleillée de septembre alors que la température extérieure était d’environ 30 degrés Celsius.

Ces feuilles sont vert foncé à nos yeux : toutefois, ce qui nous échappe — mais que l’appareil photo utilisé pour la photo du haut capte immanquablement — c’est l’intense rayonnement infrarouge de la végétation.

Non seulement ce rayonnement fait-il apparaître ces feuilles beaucoup plus pâles, mais l’intensité de cette radiation est telle qu’elle réussit à traverser partiellement les feuilles de lotus du dessus.

Détails techniques :
Photo du haut : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 25,1 mm
Photo du bas : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/400 sec. — F/8,0 — ISO 100 — 40 mm


Au parc Jing’an, à Shanghai

7 janvier 2011
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Près de l’extrémité occidentale de la rue de Nankin, se trouve le parc Jing’an.

Ce parc se compose d’une partie d’accès libre, et d’une autre partie qu’on ne peut visiter qu’après avoir payé un droit d’admission : cette dernière, beaucoup plus photogénique, est moins fréquentée.

C’est dans cette dernière partie que fut prises les photos ci-dessus, à l’aide d’un appareil photo infrarouge.

Détails techniques : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge — 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm


La photographie infrarouge

28 octobre 2010
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À l’aide d’un prisme, on peut décomposer la lumière visible du soleil : cela donne un spectre presque continu qui va du rouge au violet.

Mais ce prisme fait plus que cela ; il extrait aussi des rayons invisibles à nos yeux. Au delà du violet, ce sont les rayons ultraviolets. À l’extrémité opposée, ce sont les rayons infrarouges. Ces derniers représentent près de la moitié de l’énergie émise par le soleil.

D’habitude, les appareils-photo sont dotés d’un filtre qui bloque la presque totalité des rayons infrarouges afin de capter des images conformes à ce que nos yeux perçoivent.

Dans l’image ci-dessus, on aperçoit la même scène, captée à gauche par un appareil-photo conventionnel, et à droite, par un appareil infrarouge. Dans ce dernier cas, on voit que la végétation réfléchit beaucoup de lumière. Si ces rayons n’étaient pas bloqués par un filtre, le feuillage serait trop pâle dans l’image à gauche.

L’équipement

Il y a deux moyens de photographier le rayonnement infrarouge.

Premièrement, on peut visser sur l’objectif une lentille qui bloque la lumière visible mais laisse passer les rayons infrarouges. Ces derniers seront à leur tour bloqués presque totalement par le filtre anti-IR à l’intérieur de l’appareil lui-même. On comptera ainsi sur la faible partie des rayons infrarouges qui auront réussi à se rendre jusqu’au capteur. On aura donc besoin d’un temps d’exposition extrêmement long, ce qui nécessite un trépied et des sujets immobiles.

Les premiers appareils-photo numériques étaient dotés de filtres anti-IR moins efficaces que ceux qui équipent les appareils d’aujourd’hui ; ils laissaient donc passer plus de rayonnement infrarouge. Si vous avez dans un placard un vieil appareil numérique inutilisé, vous pourriez le doter d’un filtre infrarouge (pour moins de 25$ ou 17 euros) et avoir la surprise de constater qu’il prend de meilleures photos infrarouges (en contrepartie de plus de grain) que votre appareil le plus récent.

Le deuxième moyen de prendre des photos infrarouges est plus coûteux mais donne de bien meilleurs résultats. C’est d’utiliser un appareil-photo infrarouge : celui-ci est un appareil conventionnel dont on a retiré le filtre anti-IR pour le remplacer par un filtre qui fait l’inverse, c’est-à-dire qui bloque la lumière visible mais laisse passer les rayons infrarouges.

Plusieurs types de filtres peuvent être utilisés à cette fin. On les distingue par la limite en deçà de laquelle la lumière est bloquée. Par exemple, on parlera d’un filtre de 590 nanomètres, de 665 nanomètres, de 720 nanomètres (les plus populaires) ou de 850 nanomètres (dit à contraste élevé). Puisque la frontière entre la lumière rouge et les rayons infrarouges se situe aux alentours de 750 nm, les deux premiers filtres laissent passer un peu de lumière rouge, alors que les deux derniers bloquent pratiquement complètement la lumière visible.

Puisque les capteurs des appareils-photo numériques cessent d’être sensibles à l’infrarouge au delà de 1300 nm, les photos infrarouges enregistrent donc le rayonnement entre 750 nm et 1300 nm, soit l’infrarouge rapproché.

Mais comment faire la mise au point d’un rayonnement qu’on ne voit pas ? C’est simple. Contrairement à nos yeux (qui ne voient que la lumière visible), les cellules photo-électriques des capteurs sont plus sensibles à l’infrarouge qu’à la lumière visible. Or puisque l’écran arrière des appareils-photo numériques reproduisent ce que le capteur voit, il affichera donc l’image destinée à être enregistrée. De plus, lorsque cet appareil dispose d’un viseur électronique (lui aussi connecté sur le capteur), ce dernier affiche la même image.

On trouvera sur eBay, des appareils-photos infrarouges de très bonne qualité. Leur prix varient généralement entre 200$ et 700$ (140 à 500 euros). Pour une somme de 250$US (180 euros), certains fournisseurs offrent même de transformer l’appareil-photo que vous leur enverrez en appareil infrarouge : c’est donc un excellent moyen de donner une seconde vie à un appareil-photo numérique dépassé.

Le résultat

Strictement parlant, la photographie infrarouge est du domaine de la perception extra-sensorielle : elle permet de voir ce que la vision humaine ne peut capter. Toutefois, l’infrarouge rapproché suit de près la lumière rouge. Par conséquent, la photo infrarouge ne donne pas des images ésotériques, sans rapport avec la réalité, mais plutôt des images étranges. Dans le cas des paysages, on croirait la nature recouverte de givre.

De manière générale, les personnes photographiées en infrarouge ont un air cadavérique. Puisque l’atmosphère est remarquablement transparente aux rayons infrarouges, les paysages sont d’une netteté exceptionnelle, peu affectés par la pollution. Conséquemment, les ciels sont foncés, comme si on avait utilisé un filtre polarisant. À l’opposé, les nuages dispersent les rayons infrarouges et paraissent très pâles. Les plans d’eau sont particulièrement sombres. La végétation est éclatante tandis que les troncs d’arbres sont noirs.

Puisque les lumières fluorescentes (c’est-à-dire les néons) émettent peu de radiation infrarouge, ce type d’éclairage demandera des temps prolongés d’exposition.

Toute substance incandescente (par exemple, une ampoule au tungstène allumée) émet beaucoup de rayons infrarouges. De plus, n’importe quel objet chauffé à plus de 300 degrés Celsius (ou 572 degrés Fahrenheit) émettra des rayons infrarouges même s’il n’est pas incandescent.

Pour vous donner une idée de ce qu’on peut obtenir avec un appareil infrarouge, voici quelques unes des photos que j’ai prises en septembre dernier dans les parcs de Shanghai, à l’aide d’un appareil doté d’un filtre de 720 nm.

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Détails techniques :
Photo double au début du texte :
À gauche : Panasonic GH1, objectif Lumix 14-45mm — 1/1250 sec. — F/13 — ISO 640 — 14 mm
À droite : Canon Powershot G6 modifié pour faire de la photographie infrarouge— 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm

Les 27 imagettes ci-dessus (toutes prises au Canon Powershot G6 modifié) :
1re rangée, à gauche : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 25,1 mm
1re rangée, au centre : 1/1250 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm
1re rangée, à droite : 1/50 sec. — F/2,2 — ISO 50 — 7,2 mm
Deuxième, troisième et quatrième rangées : 1/400 sec. — F/2,0 — ISO 50 — 7,2 mm
Cinquième, sixième, septième, huitième et neuvième rangées : 1/400 sec. — F/3,5 — ISO 50 — 7,2 mm (sauf dernière image de la 6e rangée : 1/160 sec., la première de la neuvième rangée : 14,4mm et la dernière de la neuvième rangée : 1/1000 sec. et F/2,0)


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